Attendu avec ferveur depuis de nombreuses années, le nouvel album de Josh Davis, alias DJ Shadow est enfin disponible. Son prédécesseur, Endtroducing, sorti en 1996, avait posé les bases d'un style unique, hip-hop instrumental et nocturne, teinté de rock et de soul. En génie du sampler, cet homme de l'ombre avait même poussé le vice jusqu'à utiliser les échantillons d'autres disques comme unique source sonore. Une marque de fabrique qui a fait de ce trentenaire californien un producteur culte et inclassable, aux apparitions discographiques précieuses. Le projet UNKLE, ainsi que quelques productions pour son collectif hip-hop Quannum avaient tout juste réussit à faire patienter ses fans pendant les 8 années écoulées.
Avec ce nouvel album, et malgré l'énorme pression, Shadow s'inscrit tout autant dans le prolongement d'Endtroducing que dans l'innovation la plus incroyable. De l'abstract hip-hop classique (Fixed Income, Giving Up The Ghost), de la soul psychédélique (Six Days, Blood On The Motorway), du hip-hop frôlant l'electronica (Monosylabik, composé exclusivement avec des micro-samples d'un même morceau), du rock (Mongrel Meets His Maker, You Can't Go Home Again) , l'auditeur découvrira dans ce disque de tout, y compris ce qu'il n'y cherchait pas. Car c'est bien là la force de DJ Shadow: puiser dans de multiples courants musicaux pour y modeler une vision personnelle. Ne se satisfaisant jamais de morceaux qui "tournent" bien, ce musicien atypique réussit toujours à insuffler une âme à ses compositions, avec la même force que les plus grands songwriters.
11 compositions qui tournent, qui tournent sur nos platines depuis des mois, et rien à jeter, rien à relayer en arrière plan. The Private Press emmène Josh Davis un peu plus loin de l'ombre... et un peu plus près de l'éternité.
Florian, 06/2002
Scoty, le 20/11/2003:
Une pure merveille aux meme titres que les autres albums. Dj Shadow restera ze maitre :p
enk-haîan, le 16/08/2002:
Pour ma part, Dj Shadow comme beaucoup d'autres qui ont marqué un style dés leur arrivée dans les bacs, se perd dans une forme de mode, aux sons agréables, mais beaucoup trop répendus, perdant son originalité tout droit sortie de San Francisco.
A l'image de Dj Cam (ou Cam si vous préferez), qui s'installe dans le son house-lounge-frenchy pour mieux vendre en angleterre semble-t-il, Shadow dérive dans un classissisme digne des meilleures ventes de single sur M6, afin d'élargir son chant d'action à un porte feuille beaucoup plus large. Etant admiratif devant ses deux premiers albums bien connus, et quelques mixes scratchés à la dure avec Q-Bert, Short Kut ou Cut Chemist, ces sorties répétées et enchaînées de mix, de live et autres à un prix élevé pour ma petite bourse me fait croire, et appuie ma thèse, que cet album s'interresse en particulier à un grand public et aux ondes radio. Alors excusez moi Mr Shadow, je suis déçu par votre dernière prestation même si l'admiration envers vos petits "organ doner" reste très fortement marquées.
Norton, le 24/06/2002:
Je trouve "The Private Press" encore plus réussi que tous les autres disques de Dj Shadow, qui sont pourtant aidés par la nostalgie de l'auditeur. C'est une merveille absolue, du premier au dernier titre.
"Fixed Income", "Giving Up The Ghosts" et "Meet His Makers" sont de purs morceaux de trip-hop, rythmés par des sons de vinyls craquelants et une ambiance mystique et dramatique à couper le souffle. Ils sont véritablement les descendants du "Endtroducing" d'antan.
"Six Days" et "Mashin on the Motorway" respirent une soul jazzy et forte tandis que "Monosylabik" copine avec le style electro expérimental de Warp.
"Walkie Talkie" et "The Right Thing" avec leur vibe hip-hop amènent la touche breakbeat indispensable.
Enfin, les sublimes et inclassables "Blood on the Motorway" et "You Can't Go Home Again" sont parmi les meilleurs titres de Dj Shadow, à ranger à côté des fameux "Organ Donor" et "High Noon".
Dommage que le disque soit trop court, sinon il aurait mérité la note maximale.
Lpc, le 20/06/2002:
Je suis tout à fait d'accord, ce disque est une pure merveille, qui ne decevra pas les fans de Shadow. Par contre je voulais pousser un coup de gueule contre Monsieur Universal qui profite du "filon" des fans, pour vendre la version vinyl et l'édition limitée du cd à plus de 200 balles !
Island/Universal, 2002
(letter From Home)
Fixed Income
Un Autre Introduction
Walkie Talkie
Giving Up The Ghost
Six Days
Meets His Maker (1)
Meets His Maker (2)
Right Thing/gdmfsob (clean Instrumental Version)
Monosylabik
Mashin' On The Motorway
Blood On The Motorway
You Can't Go Home Again
(letter From Home)
