Les concerts de Hood en France sont rares. Le concert du 28 janvier à Paris était donc une occasion à ne pas manquer pour vérifier que la magie de ce groupe opérait sur scène de la même façon que sur disque.

Photo: Vincent Maston (autres photos sur son site Nonewsweb.com)
A l'extinction des lumières, Hood attaque sans préambule avec une version percutante de Any hopeful thoughts arrive, extrait de leur dernier album, où la force du beat est soutenue par Stephen Royle à la batterie. Le groupe enchaîne avec son nouveau single, The lost you, véritable bombe pop cut-upée. La salle commence à se laisser conquérir, alors que s'enchainent les morceaux essentiellement piochés dans Cold House et le récent Outside Closer.
Le son brut et sans fioritures permet de mieux saisir le talent des frères Adams pour assimiler des sons venant du hip-hop et de l'electronica, tout en conservant une forte personnalité. Ces mélanges délicats sont soulignés par des samples des rappers de Clouddead, dont les paroles sont parfois reprises par Chris Adams, et par des sons électroniques grésillants déclenchés au sampler.
Mais l'âme des compositions reste définitivement pop. Le chant fragile est soutenu par les guitares des frères Adams, entourées par des harmonies au mélodica et à la flûte. Des films artisanaux de paysages anglais sont diffusés en toile de fond, illustrant délicatement les ambiances chères au groupe de Leeds. Tout au long du concert, le public se laisse bercer entre les envolées rock contenues et les passages plus atmosphériques, dont le morceau The lights reveals the place, joué en deuxième rappel, en est un parfait résumé.
Ce soir d'hiver au Café de la Danse, les cinq gaillards anglais, bricolant leurs instruments presque négligeament, ont offert à leur public un concert exceptionnel. La magie Hood était bien là, à la fois singulière et tout en sobriété.
Setlist (sauf erreurs...):
Any hopeful thoughts arrive
The lost you
They removed all trace that anything had ever happened here
The negatives...
Branches bare
You show no emotion at all
l. fading hills
End of one train working
Home is where it hurts
You're worth the whole world
The lights reveals the place
Florian, 02/2005