New Forms

Jay-Jay Johanson, Tattoo

Si le premier album (Wiskey) de ce suédois expatrié avait été quelque peu surestimé, c'est sans doute grâce aux fabuleux single So Tell The Girls... et quelques autres titres passables. Crooner fragile, à la voix doucereuse et démodée, Jay-Jay Johanson se découvre comme une vieillerie soudainement remis au goût du jour : c'est précisément la recette Johanson, qui fonctionne cette fois ci plutôt bien.

Tattoo regorge d'opérettes miniatures pour ballades romantiques, soutenues par des rythmes groovy et des arrangements simples mais efficaces. On retrouve parfois le son vinatge de Portishead (sur Lychee, avec l'utilisation d'un theremin notamment), ou les tourneries doucement drum'n'bass réussies. Il s'offre parfois des accents sombres, sur le gentiment déprimé Sudden Death, ou même autodérisoire (?) sur Jay-Jay Johanson. Pendant ce duo, il répond à Valerie Leulliot (du groupe de rock français Autour de Lucie) : "I'm an entertainer". Bref, Jay-Jay réussi dans Tattoo où il avait échoué dans Wiskey : offrir un véritable album, avec un son personnel.

Joyeusement retro, mélancolique et sinatresque, le dandy de l'espace nous sert une musique plutôt attachante, à condition de ne pas la prendre trop au sérieux. A déconseiller à tous ceux pour qui easy listenning restera toujours un gros mot...

Florian, 08/1998

Commando/BMG, 1998

Even In The Darkest Hour
Quel Dommage
Murderans
Milan, Madrid, Chicago, Paris
Lychee
She's Mine But I'm Not Hers
Sunshine Of Your Smile
Jay-Jay Johanson
A Letter To Lulu-Mae
Sudden Death
I Guess I'm Just A Fool
Friday At Rex
The Sly Seducer

Jay-Jay Johanson, Tattoo
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