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Les Rythmes Digitales, Dark Dancer

« ! ? » (extrait audio piste 1). Voilà ce qui vous traverse le bulbe en écoutant les premières notes de Dark Dancer. C'est vrai qu'il y a longtemps que nos oreilles ont quitté les synthés et les boites à rythmes des 80's. Et les retrouvailles sont plutôt froides. Ne nous y trompons pas pourtant. Il s'agit du nouvel album des Rythmes Digitales et pas de l'ultime chronique nécrologique estampillée Best Of. Le disque de l'anglais Jacques Lu Cont est profondément enraciné, certes, mais il respire l'air du temps.

Il y avait déjà des lustres qu'on piétinait d'impatience en imaginant ce qui allait bien pouvoir venir après Libération, album a l'inventivité débordante sorti en 1996. De toute façon, Dark Dancer a déjà justifié cette attente en balayant la tentation d'être un clone allégé du premier. Et à l'instar du dernier Beck, son décalage marqué vient bousculer nos préjugés en nous proposant une interprétation originale. Il est d'ailleurs amusant de constater que les deux bidouilleurs aient fait le choix d'une grande cohérence dans leurs derniers LP respectifs. En effet, au métissage extrême de ses premières productions sur le label Wall Of Sound, Les Rythmes Digitales oppose aujourd'hui, une fidélité étonnante au concept dominant de cet album. Après tout, c'est peut être le seul moyen de revendiquer ce choix sans qu'il ne soit uniquement perçu de façon ironique. En tout cas, le résultat est digne d'un grand film de genre.

Dans ses conditions, il va de soit que les synthés soient omniprésents sur ce disque. Ainsi, ils contribuent autant au final inquiétant et magnifique de Damaged People, qu'à l'ambiance festive qui se dégage de From : Disco to : Disco. On les retrouve même dans la version, à peine retouchée, de Jacques your body (un titre sorti en trait d'union entre les deux albums) qui fera remuer les plus sceptiques. Les voix, quasi absentes dans Libération, sont également un élément moteur de Dark Dancer. Elles sont utilisées partout : comme onomatopées rythmiques dans About Funk ou encore plus classiquement dans Sometimes, une envoûtante pop-song devant laquelle les puristes resteront bouche bée par l'apparition de Nik Kershaw.

On aimera ou pas cet album mais il est sûr que reviendra le temps où l'on guettera le nouveau titre de Les Rythmes Digitales en se demandant se que l'on va trouver à l'intérieur.

Quelqu'un peut appuyer sur repeat avant de partir ?

J., 11/1999

Wall Of Sound/Pias, 1999

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Commentaires - Ajouter un commentaire

Matt, le 30/12/2001:
JACQUES LU CONT EST TOUT SIMPLEMENT UN GENIE.DARKDANCER FERA NON SEULEMENT DANSER UNE BONNE PARTIE DE LA PLANETE MAIS SUBJUGUERA LES PLUS SCEPTIQUES EN DEMONTRANT LE POTENTIEL SCENIQUE DES RYTHMES DIGITALES.J'ESPERE SIMPLEMENT QUE LE FABULEUX GROUPE ZOOTWOMAN AINSI QUE SA TOURNEE AVEC MADONNA NE FERONT PAS OUBLIER A JACQUES LU CONT QUE SES PLUS GRANDS FANS ATTENDENT LE SUCCESSEUR DE DARKDANCER.

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