New Forms

Rjd2, The Horror

Quand à l'été 2002 est sorti Deadringer, le premier album de RJD2, ils'est formé deux groupes de personnes.Celles, dont la majorité de la presse(et moi-même je dois l'avouer), qui rapprochaient allègrement ce nouveauvenu des ténors du hip-hop instrumental, à savoir Dj Shadow et consorts.Et puis il y avait les autres, qui reprochait à ce natif de l'Ohio, de secontenter de produire une musique somme toute assez banale, et (très)inspirée des artistes précedemment cités.
Cette sortie risque de faire réagir les uns comme les autres.

Au menu du premier CD, composé de 10 titres, se mêlent inédits, remix etversions instrumentales. Passé The Horror, situé en première ligne, ontrouve quatres nouveaux morceaux, dont Bus Stop Bitties, savoureux mélangede voix soul, de beats hip-hop, et d'effets électro, déjà aperçu sur lacompilation Nova Tune 7. La version instrumentale de Counselling est dumême acabit, samples de cuivres en plus.
Malheureusement, Sell The World et Good Times Roll Pt.1 déçoivent. Lepremier à cause de sa paresse (un rythme trop lent, des boucles vocalesfades), le second car il peine à égaler la version 2, présente surDeadringer.
Les trois remix sont, eux, assez plaisants, mais une mention particulièrerevient à celui de Final Frontier où c'est toute l'architecture du morceauqui a été repensée, au contraire de ceux de Ghostwriter et June.Enfin, les deux instrumentaux Final Frontier et F.H.H, allégés donc desflows respectifs de Blueprint et Jakki, viendront peut-être convaicre lesindécis concernant le talent indéniable de producteur de RJD2.

Pourtant au bout des 45 minutes que dure ce disque, et malgré toutes lesbonnes impressions qui se dégagent respectivement de certains morceaux, onsort assez peut convaicu de l'ensemble. En effet, ce disque souffre d'unmanque cruel de cohérence, un peu comme si Def Jux avait hésité entre sortirune version instrumentale de Deadringer, comme le label avait pu le fairepour The Cold Vein des Cannibal Ox ou The Fantastic Dammage de EL-P, etproposer aux auditeurs des nouveaux travaux de RJD2.

Le deuxième CD ressemble plus à un jouet qu'à autre chose et ne viendra pas,de ce fait, rehausser ce constat. En vrac : une gallerie de photos, lemaking-of du clip de The Horror (le clip n'est pas présent...), un dessinanimé illustrant le même morceau, et deux extraits de lives. Le premier, auBeta Lounge de San Francisco, est intéressant pour l'interview de RJD2 quientrecoupe les séquences de mix, assez mal filmées par ailleurs.
Le second, au Bowery Ballroom de New-York, est médiocre compte tenu du faitqu'il laisse plus de place au flow aggressif de EL-P, Asoep Rock et Murs,qu'à une véritable démonstration des talents du Dj.

On en arrive à penser que cette sortie ressemble en tous points à uneopération marketing, visant à exploiter le succès d'un des plus grosvendeurs de disques de l'écurie Def Jux. Et ce n'est pas le packaging,original et réussi mais qui surprend pour un tel label et une telle sortie,qui viendra nous contredire.
Décevant.

Guillaume Benard, 05/2003

Def Jux/Chronowax, 2003

The horror
Ghostwriter remix
Final frontier remix
Bus stop bittles
Good times roll pt 1
Sell the world
June remix
Counseling Inst
Final frontier inst
F.h.h inst

Rjd2, The Horror
rjd2 sur new forms
sur le web

m o n k e y s a l o n
art + words + visuals
+ music

Melampyre
MP3 gratuits. Entre DJ Shadow et Diabologum

© 1998-2008 Association Milk Box - Tous droits réservés.