Oui, Sigur Rós est un groupe islandais. Oui, le groupe islandais branché et pittoresque est un concept à la mode pour bien des maisons de disques. Mais non, Sigur Rós n'est pas un éphémère groupe de circonstance. Avec leur précédent album, Ágætis Byrjun (1999), ces quatre jeunes gens originaires de ce petit pays froid et isolé ont prouvé qu'ils étaient un grand groupe, toute hype mise à part. Car bien plus qu'une bande sonore touristique, la musique de Sigur Rós est une invitation au rêve, à un voyage spirituel autant que musical.
Leur nouvel album, qui ne porte d'autre titre que deux parenthèses, continue ce parcours paisible, tout juste mouvementé par un succès mondiale foudroyant. Mais plutôt que de devenir esclaves d'une pression forcément difficile à gérer, ces quatre garçons dans le vent froid ont décidé de prendre leurs aises, se faisant installer un studio suréquipé et bourré d'instruments de premier choix dans une ancienne piscine.
Dès les premiers morceaux de l'album, sans titres, eux non plus, l'auditeur ressent l'harmonie parfaite entre le groupe et sa musique. Si les mélodies sont simples et parfaitement habillées de sons acoustiques et électriques d'une grande douceur, la force de ces compositions réside certainement dans une interprétation poignante, où chaque accord joué, chaque corde effleurée, chaque fût frappé exprime un sentiment, un message. Jon Por Birgisson, le chanteur de la bande, gémit chaque phrase avec une grâce rarement entendue, et exprime dans son langage imaginaire (le "hopelandic") bien plus d'émotions que les milliers de pop song déversées chaque jour par la radio.
Avec une subtilité rare, chaque chanson s'étire sur de longues minutes, hors du temps. Elles s'enchaînent les unes avec les autres en une longue et unique plage où la tension monte progressivement, jusqu'aux sommets cathartiques des pistes 7 et 8, qui ne sont pas sans rappeler Radiohead ou Pink Floyd.
Un disque d'une grande force émotionnelle, dont la simplicité apparente fixera rapidement ses auditeurs, leur laissant juste le choix entre rester de glace ou fondre littéralement. Islandais, disiez-vous?
Florian, 12/2002
BrianShelby, le 19/08/2004:
Arretez vous de lire les critiques et écoutez sigur ros.
C'est un rêve
P.S Pour les fans de Vanilla Sky:On retrouve la 4 dans le film de camerown
AlpinestarsGirl1, le 11/04/2003:
( ) aucun mots pour résumer. Il n'y a
qu'a ressentir !
skan2, le 29/03/2003:
Magnifique et jouissif !!!!
L'alchimie parfaite entre Mogwai et Radiohead.
fabfour, le 07/03/2003:
Une grande claque dans la gueule, voilà ce qu'on prend quand on ecoute Sigur Ros. Une merveilleuse claque qui nous fait planer tout l'album.
FurfuR, le 05/03/2003:
Une harmonie parfaite qui ne fait que se confirmer lors de leurs performances live à ne manquer sous aucun prétexte...
pinkie parker, le 27/02/2003:
j'ai fais 3h de train pour enfin arriver au paradis.Le cadre du grand rex se pretait merveilleusement bien au reve.A me faire partir plus loin que du Pink Floyd...Les Anges que j'ai cotoyer ce soir là n'etait peut etre que des gens (vraiment )humains...
http://www.gabyu.com, le 14/02/2003:
Je rentre du concert hier soir.
Ce groupe est prodigieux. Il a reussi a faire déplacer la salle bondée du grand Rex dans un autre univers, onirique et envoutant.
Si le live est magistral, l'album l'est tout autant, à condition qu'on l'écoute justement dans les conditions parfaites : Nuit et Froid de canard sur Paris sous la neige, à l'intérieur d'un train en plein hiver, au bord d'une fenetre, ou simplement en fermant les yeux.
Bon voyage
ambient, le 01/02/2003:
( ) ne m'a pas déçu même si je connaissais déjà la plupart des morceaux qu'ils traînent en live depuis 2 ans. Par contre, la version studio de l'avant dernier morceau est ,elle, décevante , lente, elle se traine...... Dommage aussi que le même phonème revienne très souvent (cf le premier avis dans cette rubrique) Mais quel rêve, quel mystère!!!!!quelle mélancolie..... Allez les voir en concert, c'est là que leur musique prend toute son ampleur....et pour revenir sur le personnage qui court en bas de pochette, tu auras la possibilté de le voir en grand écran en concert, je crois qu'il s'agit de Sigur Ros (Victoire Rose en Français) la nièce du chanteur, mais je ne veux rien affirmer.... Bref, j'encourage tout le monde à aller les voir en concert.... Ambience feutrée, respect de la musique, silence quasi religieux....
Voilà!!!
Dommage qu'ils ne rééditent pas les anciens cd.....l'islande c'est pas la porte à côté.....
climbatize, le 12/01/2003:
Excellent album (les 2, 5, 6,7 et 8 atteignent le sommet de la splendeur musicale)...
Dommage toutefois que ce yuuuu sooooo reviennent tout le temps le long du disque...
Dih Massa, le 08/12/2002:
Tout le monde m'en a dit du bien. Sur internet, dans les journaux cet album semble susciter l'émoi. Avide de nouvelles expériences et total ignorant de la musique de Sigur Ròs (j'ignorais même leur existence) je file dans un magasin de disques et je l'achète les yeux fermés, sans l'écouter. Quel surprise ! Très agréable surprise ! Je n'en reviens toujours pas. La pochette m'intrigue autant que la musique : il n'y a strictement rien, sinon quelques taches et des arbres argentés en guise de livret. Qu'est-ce que cela signifie ? Font-ils confiance à notre propre imagination ? La musique est excellente et ça fonctionne. Un mystère persiste : qui est ce garçon dessiné au dos de la pochette, les yeux clos et les bras en avant ? Somnambule en plein rêve ? Ou hypnotisé par la musique du groupe islandais ? Vers où va-t-il ? Sigur Ròs met son auditeur dans une situation étrange et intemporelle, à la fois légère et hivernale, si agréable en cette fin d'année.
A ne pas manquer...
Fat Cat/Pias, 2002
Titre 1
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