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The Cinematic Orchestra, Le 13 décembre 2002 à Paris

The Cinematic Orchestra, Le 13 décembre 2002 à Paris
Photo: Champa

Après le choc de leur second album Everyday, qui fusionnait musique de film, soul et jazz avec une justesse rarement entendue, The Cinematic Orchestra était de passage à Paris. Sur les marches de l'Elysée Montmartre, salle parisienne qui n'est plus à présenter, on retrouve un public à l'image de la radio partenaire (FIP): bigarré et plutôt sage.

Après une première partie sous les basses implacables du trio dub français MJ's, l'orchestre le plus cinématographique d'Angleterre entre en scène. Mené par un Jason Swinscoe rayonnant, le groupe est au grand complet. En quelques minutes, la magie prend les commandes. Le saxophoniste Tom Chant (photo) hypnotise la salle, se lançant par moment dans des improvisations surprenantes, évoquant les moments les plus free de Ornette Colemane ou de Alice Cotrane.

Mais si l'on a affaire à une équipe de musiciens de jazz expérimentés, aucun d'entre eux n'oublie les origines et la raison d'être du groupe, cette fusion improbable entre gimmicks de soundtracks et une musique qui empreinte également au funk et au hip-hop. Luke Flowers est tout simplement magistral à la batterie, insufflant, avec l'appui du bassiste Phil France un groove aussi sophistiqué qu'imparable. La chanteuse Niara Scarlett est tout à fait son aise sur les compositions les plus soul du groupe, tout en passant le micro à un certain Allanymous, tantôt funky, tantôt cérébral. On remarque aussi les prestations impeccables de PC (DJ Food) aux platines et sons électros, et de John Ellis aux claviers vintages.

Un show sans artifices mais en vision panoramique et son 3D, qui prouve que le talent d'instrumentistes chevronnés allié à un goût certain pour la recherche de textures sonores inédites peut être la clé d'un live original et efficace. Un constat salutaire par ces temps de "laptop mania"...

Florian, 12/2002

Commentaires - Ajouter un commentaire

keziah, le 21/01/2003:
Un concert decevant, ou la composante jazz de leur musique a ete sous-exploitee, ce d'autant plus consternant que c ce qui fait leur difference et c ce qui rend le mieux en live... A noter, pour couronner le tout, la presence d'un energumene sorti tout droit du 5eme element plombant une fois pour toute l'ambiance melancolique qui emane, du moins sur leurs albums, de leur musique... dommage.

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