New Forms

Waldeck, Balance Of The Force

A l'écoute de ce premier album de Waldeck, une remarque s'impose : si ce groupe ne vient de Bristol, il a pourtant toute la noirceure et le potentiel de Portishead ou Massive Attack. Originaires de Vienne, Klaus Waldeck s'est entouré de musiciens/programmeurs talentueux ainsi que d'une chanteuse à la voix magnifique et grandiose : Joy Malcolm. Mixé à Londres, cet album développe les penchants dépressifs et minimalistes que l'on avait découvert sur le maxi Northern Lights.

C'est donc par un de ces breakbeats sombres qui nous avaient déjà tant fait frémir sur le Mezzanine de Massive Attack que s'ouvre cet album. Mais Defenceless est bien plus qu'une copie des plus beaux morceaux des collègues de Bristol, avec son climat qui tient autant à la soul qu'au film noir. Waldeck n'est pas non plus en reste pour ce qui est dles métissages inédits. On découvre ainsi sur Slaapwagen un mélange de jazz et de house ralentie, alors que Death Of a Piano Salesman s'apparenterait plus à du dub spacial et Superpopstar à une musique rituelle étrange.

Si l'album se clôt sur le magnifique Moon, produit par leurs compatriotes Kruder & Dorfmeister, c'est sans doute pour insuffler un peu d'éspérance dans la musique de Waldeck. Car c'est avant tout un l'album d'artistes torturés, comme le montre le chant de Brian Amos, qui semble être le reflet d'un certain ennui qui règne dans la capitale autrichienne.

Florian, 12/1999

Spray/BMG, 1998

Defenceless
Spy Like An Angel
Children Of The Ghetto
Slaapwagen
Aquarius
Northern Lights
Wake Up
Superpopstar
Death Of A Piano Salesman
Moon

Commentaires - Ajouter un commentaire

XT, le 07/07/2001:
planant, reposant... en un mot étonnant

Waldeck, Balance Of The Force
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